Guide de voyage Tallinn

TALLINN



A l’extrémité nord est de l’Europe, Tallinn dresse ses tours coiffées de rouge et ses remparts au bord de la Baltique, comme si le temps n’existait pas, sentinelle éternelle d’un peuple aux lointaines racines, si souvent passé d’une domination à une autre, mais toujours vaillant et tourné vers l’avenir, bien que préservant son identité. Identité symbolisée par cette ville où se côtoient avec bonheur l’ancien et le nouveau.
Tallinn - 430 000 habitants - en estonien « la ville danoise », et qui fut appelée "Reval" pendant la suprématie germanique, reste avant tout un port, sa situation la rendant proche des côtes finlandaises, suédoises et russes. Le commerce maritime, l’exploitation de ses forêts et de l’or marin (l’ambre) furent un gage de sa prospérité et des convoitises qu’elle a suscitées.

Avec ses deux sœurs baltes, Riga et Vilnius, Tallinn est aujourd’hui entrée dans la communauté européenne et commence à être une destination touristique dont la fréquentation est croissante grâce à son patrimoine culturel et naturel.


De mains en mains



Cette place forte sur la Baltique a été repérée sur une carte au 12e siècle seulement, et ses habitants étaient alors des nordiques païens, vivant de la mer et de la forêt.
Une mission d’évangélisation a été confiée aux moines teutoniques qui croisaient dans les parages, en concurrence avec les Danois et les Suédois.
Pendant des siècles, la lutte d’influence fit rage entre danois et allemands. Mais ce fut la Suède qui finalement tira son épingle du jeu, en conquérrant Tallinn en 1561, alors propriété des chevaliers allemands, qui l’avait eux même achetée aux danois ..
Une date importante devait marquer la vie de Tallinn : en 1283, elle devint membre de la Ligue Hanséatique, sous le patronage de Lübeck, et à partir de là, commença à se développer : les marchands allemands vivaient dans la ville basse (Vanalinn), occupant ces maisons hanséatiques au toit pointu que l’on voit encore un peu partout, alors que la noblesse locale se réfugiait dans les hôtels particuliers de la ville haute (Toompea).
Flanquée de remparts et de 86 tours dont il reste encore une vingtaine aujourd’hui, Tallinn était déjà telle qu’on peut l’admirer, une sorte de ville mythique entre mer et forêts, une ville de légendes.
Pendant la guerre de Livonie au 16e siècle, les suédois l’ont emporté temporairement sur les Russes, en l’occurrence les troupes d’Ivan le Terrible, et l’Estonie connut deux siècles de paix tout en s’enrichissant de monuments baroques.
La victoire des russes en 1710 ne fut pas une catastrophe : Pierre le Grand se plaisait à Tallinn et y fit construire le palais de Kadriorg, où il aimait séjourner, et un autre tsar plus tard, l’énorme pâtisserie de la cathédrale Alexandre Nevski (1900) qui couronne la ville haute. Malgré la première indépendance proclamée en 1918, beaucoup de russes resteront car l ‘Estonie en compte encore 25 %.
En 1941, les nazis conquièrent Tallinn, si bien qu’ à leur défaite, Staline en profite pour réannexer les pays baltes, qui resteront sous contrôle soviétique jusqu’en 1991.
Tallinn est inscrite au patrimoine de l’Unesco depuis 1997, car on commence à découvrir la richesse de son patrimoine presque intact, qu’il soit médiéval, baroque ou Art Nouveau.
Quant à la ville nouvelle, elle rivalise en modernité avec ses sœurs européennes, dès que les portes médiévales sont physiquement franchies, avec le luxe confortable et le design limpide propres au style de l’Europe du Nord.


En haut, en bas, la Vieille Ville



Comme Prague et Budapest, Tallinn est une ville à deux étages, mais ici, l'impression est plus marquée, car l'espace est plus restreint et aucune rivière ne sépare les deux villes.

Vanalinn , la ville basse



La meilleure façon de l'aborder est de suivre la voie empruntée jadis par marchands et marins, qui les menaient du port jusqu'à la Porte Maritime, gardée par la Grosse Marguerite, une tour basse et massive : elle flanque la porte armoriée et garnie d'échauguettes, et abrite maintenant le Musée Maritime.

On se trouve alors dans la tortueuse rue Pikk, qui conduit jusqu'à la place de l'Hotel de Ville par un itinéraire architectural et historique merveilleusement préservé.

Le long de la rue pavée bien épargnée par la circulation automobile, se succèdent maisons hanséatiques du 15e siècles,hôtels particuliers classiques ou baroques, immeubles Art Nouveau, dans une joyeuse cohabitation, colorée et charmante. Chaque pas est une surprise, le tout baigné dans cette incomparable lumière du nord, limpide et changeante.
Mais la rue n'est pas un musée, elle est habitée et vivante, bien que l'on croise plusieurs des plus beaux monuments de Tallinn :

* L’église St Olaf qui avec sa flèche de 160 m fut au 15e siècle l’église la plus haute du monde, et servait de phares aux navires ! Maintes fois incendiée, son clocher est toujours le point de repère le plus visible.

* La maison de la Confrérie des Têtes Noires dont le patron, le maure .. St Maurice, est représenté sur le portail baroque , en touré des blasons des quatre principales villes de la ligue hanséatique amies de Tallinn.

* Un peu plus loin, la Grande Guilde, et son perron entouré de bancs de pierre sur lesquelles les marchands pouvaient deviser aux beaux jours.

* L'église du St Esprit, une des plus anciennes de la ville, avec son beau cadran solaire heureusement posé à hauteur des yeux.

* Deux immeubles Art Nouveau, un peu incongrus, mais signés Jacques Rosenbaum, se font face et présentent leurs étranges têtes de femmes ou d'oiseaux, à mi parcours.

Au fur et à mesure qu'on se rapproche de la Place de l'Hôtel de Ville, le tourisme se fait plus présent, avec des boutiques où des mannequins de laine grandeur nature, en costume national, nous invitent à entrer. Mais les cafés et restaurants qui bordent l'immense place absorbent heureusement la majeure partie des touristes, si bien que la vue reste intacte sur les belles maisons à pignons, et le batiment à arcades de la Mairie (1404), surmonté d'un beffroi et de sa girouette dite "le vieux Thomas". Lever le nez pour voir les amusantes gargouilles en forme de dragons couronnés, vertes et or.

Dans un angle de la place, se trouve la Pharmacie du Magistrat, la plus vieille d'Europe, qui présente une pittoresque exposition de pots, lézards séchés et cornues colorées (entrée libre) dans un décor de boiseries anciennes.

Autour de la rue Pikk, se croisent d'autres ruelles, encore plus secrètes et désertes, reliées par des cours et des passages, par exemple le Passage St Catherine, surmonté d'arcades de pierre, vestiges de plus anciennes constructions, et la cour du Couvent des Dominicains, où l'on peut voir encore quelques cellules et le réfectoire, avec, dehors, les stèles funéraires des défunts abbés.

Dans ces courettes silencieuses, des artisans d'art se sont installés, souvent en sous sol, proposant céramiques peintes et tentures brodées.

La présence de jolis salons de thé - en particulier les Chocolats de Pierre, ne dépare pas l'ensemble, on peut y siroter un chocolat chaud ou une glace, autour de petites tables de jardin recouvertes de pashminas fleuris.
La rue Laboratorium longe le pied des remparts, et ses maisons basses, assez lépreuses, n’essaient pas de les dépasser en hauteur. Une fantastique balade dans le temps, grandeur et décadence, petites cours herbeuses, chaussées défoncées, anciens palais décrépis, et la voix fraîche d’enfants qui viennent de reprendre l’école, fenêtres ouvertes au rez de chaussée, et on peut les voir assis dans leur classe!
De l'autre côté, la porte Viru marque la fin de la vieille ville, en arborant à coté de ses pierres vénérables le Mac Donald's local, tout près du marché aux fleurs permanent.
On entre alors dans la ville moderne, pêle mêle d'immeubles haussmaniens et de buildings de verre, sillonnée de trams et de bus bien davantage que de voitures, agrémentée de jardins et dont le centre Viru est le coeur commercial, avec ses quatre niveaux de magasins, restaurants et sa gare de bus souterraine, à l'abri des intempéries. Au supermarché, on trouvera un très grand rayon d'alcools détaxés, et de quoi rapporter de bon à bon prix : cigarettes, chocolats, conserves de poissons, porridge, et épices très variées.
Au dernier étage, une librairie (petit rayon en français) fait salon avec des canapés où l'on peut parcourir les ouvrages plusconfortablement.


Toompea, la ville haute



L'accès n'est censé n'être que pédestre,mais on y voit tout de même quelques voitures, montées par quelque passage secret ?
On accède à la ville haute par une rampe pavée, avec une vraie rampe d 'ailleurs, la côte étant rude. de l'autre côté, des escaliers à flanc de rempart, plus proches de la porte Maritime, conduisent directement à l’un des deux belvédères de la ville haute.
L'ancienne place forte resta longtemps le repaire de la noblesse estonienne, bien audessus du peuple de marchands étrangers qui vivaient dans la ville basse. Ces deux mondes séparés se surveillaient de près, come en témoigne le nom de la plus importante tour de guet de la ville haute, Kiek in de Kök dont le nom signifie : regarde dans la cuisine!

L'imposante cathédrale orthodoxe déjà citée ne réussit pas à écraser le charme de Toompea, et ne fait que souligner l'harmonie préexistante de ses rues calmes, bordées d'hôtels particuliers de différentes époques, aujourd'hui reconvertis en bâtiments officiels.
Au centre de la colline, se dresse Toomkirik, la première église de Tallinn (1240) reconstruite au 17e siècle après un incendie dans le style baroque. Elle présente une superbe collection de blasons en bois, souvenir de l'ancienne noblesse locale qui repose maintenant sous les dalles de l'église, couvertes de stèles. Cette accumulation de trophées et de tombeaux laisse à la longue une drôle .. d'oppression!
Des boutiques d’ ambre, très chères, proposent bijoux et caravelles faits de la précieuse résine.
Au hasard de la promenade, deux belvédères différemment exposés offrent une vue splendide sur la ville basse, les remparts, une sombre forêt et la mer Baltique, survolés par les mouettes qui croisent dans le ciel changeant.

Une odeur sucrée et épicée lutte contre l'air marin : ce sont les amandes grillées parfumées à la cannelle que des jeunes filles en costume médiéval proposent derrière leur baraque mobile.
Le dernier soleil de l'été baigne ces moments de comtemplation sereine.


Une peu de culture, aussi



Retournons à l'entrée de la ville par le Port : à mi chemin entre lui et la Porte Maritime, il faut deviner la salle de spectacles de Tallinn, car elle se cache sous une chape de béton dont les gradins extérieurs répondent à ceux de l'intérieur, et conduisent à une plateforme dominant la mer Baltique. Il s'agit du Linnahall, énorme complexe culturel à demi souterrain conçu par les soviétiques à l'époque des JO de 1980.

En été, il semble abandonné, aucune affiche ne promet de spectacle futur, la nature l'emporte sur la culture, .. et l'herbe pousse entre les dalles des terrasses successives qui montent vers la mer. Le soir, aller contempler le coucher du soleil derrière les flèches de la vieille ville, les ferries en partance, et les goélands familiers, devient vite un rite ..

Nous connaissons déjà le Musée Maritime, dans la tour de guet, et il faut citer le plus intéressant des multiples petits musées de Tallinn, le Tallinna Linnamuuseum, autrement dit le musée d'Histoire de la ville, rue Vene, où les péripéties de celle ci sont racontées au fil des salles de façon ludique et interactive.

Citons encore le très moderne Musée de l'Occupation (il y en a plusieurs, et pour cause, dans chacune des villes baltes!) et un joli musée de la Photographie, ou encore le musée d'Histoire Estonnienne et celui d'Histoire Naturelle.
Mais sans conteste, les deux plus intéressants musées de Tallinn se trouvent réunis dans le parc de Kadriorg, en opposition totale de style mais réunis dans le même environnement forestier, peuplé d'écureuils et d'oiseaux, à quelques kilomètres du centre ville.
On y accède très vite par le tram n° 3, et curieusement, la résidence du Président de la République, sépare ces deux musées.

Le Palais de Kadriorg, résidence du tsar Pierre le Grand, un tout petit Versailles blanc et rose, nous le connaissons déjà par le chapître historique. Mais il abrite maintenant le musée d'Art étranger, qui contient de belles pièces de maitres flamands ou russes, en plus du décor et des meubles baroques pieusement conservés.
Toutefois, s'il fallait faire un choix, c'est le Musée d'art national (Kumu Eesto Kunstimuuseum) que je recommanderais en priorité, pour l'audace et la grace de son architecture contemporaine, pour le choix des oeuvres et leur présentation, pour la découverte d'un art estonien bien réel et trop méconnu, à la fois proche et différent des courants artistiques européens, et le plaisir tout simplement qu'on éprouve à s'attarder en ce lieu.

Dans cette pièce triangulaire ornée de bustes de personnages connus ou inconnus, surnommée la salle des Murmures, on entend une multitude de conversations, en toutes les langues et c'est assez fascinant si l'on s'attarde un peu.


Escapade hors les murs




La longue plage de Pirita, même par mauvais temps, est incontournable : à 8 kilomètres du centre ville, on y respire les effluves balsamiques de la pinède qui borde la grève de sable fin, aménagée agréablement : sentiers de footing, agrès de parcours sportif, jeux pour les enfants, des bancs, quelques buvettes discrètes. Pour y arriver, il suffit de prendre un bus désigné Pirita au sous sol du centre Viru, il longera la corniche et les espaces verts en un rien de temps pour vous déposer entre la plage et le centre de nautisme. En face, les ruines romantiques de l’ancien couvent Sainte Brigitte (se visitent) où sont organisés des concerts.
Un peu plus loin, le jardin botanique offre de quoi observer aux amateurs de fleurs et plantes, et coté ouest de Tallinn, il faudrait consacrer une journée de beau temps à la visite du Musée Ethnographique Rocca Al Mare. J’ai fait l’impasse sur ce lieu de mémoire paysanne, car il n’a pas fait assez beau et j’avais vu à peu près le même aux alentours de Riga. Encore un signe commun aux trois pays baltes : les cimetières dans la forêt, les musées de l’occupation, les hypermarchés Rimi et donc, ces reconstitutions de villages anciens dans un cadre forestier ..


De quoi manger, dormir, boire un verre ..



Tant que l’Estonie n’a pas atteint le niveau de l’euro, la vie y sera moins chère qu’ailleurs en Europe (ce qui est vrai de la Pologne et des autres pays baltes, ainsi que d’autres ex pays de l’Est sûrement), si bien qu’on peut loger dans des quatre ou cinq étoiles pour le prix d’un trois étoiles, à moins de 100 euros par nuit.

L’offre hôtelière est très variée, les palaces récents tels le Nordic Forum, le Clarion Oopera ou le Radisson Blu. Se situant à l’orée de la ville nouvelle, ou encore proches du port, alors que des maisons anciennes sont reconverties en palaces de charme : l’ensemble des Trois Sœurs, ou encore Viru Inn et Barons …, en sont les exemples les plus connus.

Pour ceux qui aiment la campagne et disposent d’une voiture, ils trouveront près de la plage de Pirita : le Top Spa ou du musée ethnographique : le Rocca al Mare des hôtels luxueux et en pleine nature.

On peut aussi préférer les locations d’appartements en ville (Résidence Appartment) ou pour les plus jeunes des auberges du genre Oldhouse Hostel ou Vana Tom, vraiment très bon marché et bien situées.

Une mention spéciale pour l'hôtel que j'avais choisi, entre le port et la vieille ville, d'un excellent confort pour un prix très raisonnable, le Tallink Express.

Dans la vieille ville, on trouve abondance de restaurants un peu attrape touristes certes mais tellement pittoresques, tous arborant un total look médiéval ! Beer House, Peppersack et Olde Hansa en sont les plus courus dans la ville basse. Bière brassée maison, serveuses en costumes, plantes aromatiques dans les jardinières en bois brut, menus en lettres gothiques et vieux outils, musique ancienne et plats roboratifs. Les prix sont abordables, et les terrasses toujours bondées.


D’autres restaurants sont plus raffinés tels le Bonaparte, qui propose une cuisine française on s’en doute, et Pegasus, dont la modernité est aux antipodes des brasseries touristiques déjà citées : déco design, nouvelle cuisine, ambiance branchée.
Le Bonaparte fait aussi salon de thé, et le Pegasus bar, mais dans le registre du boire, les établissements ne manquent pas à Tallinn : le week end, débarquent des ferries pleins de jeunes finlandais venus s’amuser ici car c’est moins cher, et il faut bien abreuver tout ce monde !
Citons le Moksva, le Hell Hunt, le St Patrick’s Pub et la Casa del Habano : l’international, on le voit ne fait pas peur à Tallinn.

Des bars salons de thé, tels le Café Mademoiselle, à l’ombre des remparts, et le Tristan et Isolde, sous les arcades de l’hôtel de ville, s’adressent à un public plus raffiné.

La nuit venue, et parfois elle est si longue, ou si courte, le Vénus et le Hollywood sont les boites les plus courues, (ou plutôt dansées !).

Arriver, partir, transports en tous genre



Tallinn a toujours été une ville d’échange, et ça continue ! L’aéroport, Lennujaam , plus grand que celui de Vilnius qui est minuscule, rallie Paris, Londres et Berlin directement plusieurs fois par jour, ainsi que les autres villes baltes, bien sur, la Suède et la Finlande, ainsi que St Petersbourg.
Il n’est qu’à quelques kilomètres du centre ville, près du lac Ulemiste que l’on peut contempler avant d’embarquer, et il faut prendre la ligne de bus 2 pour y accéder ou en partir.

Il n’est pas inintéressant de s’organiser un circuit en bus entre les villes baltes, c'est à un prix imbattable (Eurolines) : j’ai ainsi circulé pour 30 euros entre Vilnius et Tallinn, avec une escale de trois heures à Riga, en à peine une journée sur une distance de 370 km, et pouvant admirer de près les paysages maritimes et forestiers que nous traversions. On peut acheter son billet sur internet et l’imprimer chez soi.

De nombreux ferries relient les cotes nordiques à Tallinn plusieurs fois par jour et 8 compagnies se partagent le marché. Le port de Tallinn (Sadam) comporte quatre terminaux, un centre commercial et un immense parking. Il est à moins d’un kilomètre de la ville.

La gare ferroviaire (Balti Jaam) se situe derrière Toompea et elle est gérée par quatre compagnies privées, déjà, après seulement neuf ans de capitalisme ! La gare dessert Moscou et St Pétersbourg, mais surtout les villes intérieures estoniennes et la proche banlieue (en train électrique).

Pour conclure ..



Mais a-t-on envie de partir sinon pour revenir ? On trouve à Tallinn toutes les commodités d’une capitale européenne en plein essor, couleurs joyeuses, design audacieux - et sur un tout autre plan, une sorte de rêve intérieur (conte de fées, chevaliers, riches marchands, navires en partance .. ) si facilement poursuivi au gré des promenades urbaines et suburbaines.

Les gens d’ici ? on a l’impression qu’ils savent donner au mot liberté son vrai sens, ayant tant eu de mal à le conquérir.
Distants ? non, juste laissant vivre les autres. Amoureux de la vie ? oui certainement, tant de gens se promènent avec des bouquets de fleurs, ici on a coutume de beaucoup s ‘en offrir, et même entre hommes paraît il !
Chaque année, plus de 25 000 amateurs se réunissent à l’Amphithéâtre du chant choral, en forme d’oreille ! pour participer d’un seul cœur – et d’un seul chœur – au Festival de la Chanson Estonienne, s’y étant préparés toute l’année dans les écoles, les associations .. Par ces puissantes vibrations s’exprime l’âme estonienne, attachée aux forces de la nature et consciente de son unité profonde.



















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Commentaires pour ce guide de voyage

  • thallys
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    thallys, 04.03.2010 17:57 heures


    je ne viens pas souvent sur cette section du site, mais un guide pareil mérite des bravos.
  • miminette
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    miminette, 15.02.2010 13:13 heures


    Toujours un boulot de dingue pour un résultat splendide. Une ville qui mérite vraiment d"'être visitée. Le manque de soleil doit jouer pour le peu d'enthousiasme des touristes lambda.... Bravo ;-)
  • babinette
    France
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    babinette, 26.01.2010 11:15 heures


    Superbe guide, qui donne envie de partir là bas, tout de suite!
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