Avis détaillé de Mikaella
Mikaella
florémont, France98%
Quand la nostalgie me prend, je revois mon enfance et tous mes souvenirs reviennent pêle-mêle.
Je les revis, parfois en regrettant le temps passé, du moins l'époque puis, je me raisonne en reprenant cette vieille expression que mes grands-parents répétaient, une larme au coin de l'oeil "c'était le bon temps . !"
Je le pense en effet, quand je regarde avec tristesse toutes ces grandes surfaces qui ont poussé comme des champignons, laissant s'enfuir tous les petits commerces un à un, emportant avec eux, chaleur humaine et sens du commerce, tant regrettés !
Qu'est devenu le temps où chaque mercredi, avec Mamounette, amoureuse folle de Paris, nous faisions notre petite escapade vers les "Grands magasins", comme elle aimait le dire ! ... et à cent lieues de ressembler à nos grandes surfaces actuelles !
Nous prenions le train au Vert-de-Maisons, direction gare de Lyon, pour nous engouffrer dans le métro, via la ligne Vincennes/Neuilly, aujourd'hui, Vincennes/La Défense et descendre au Pont Neuf.
En fait, le choix était selon, car plusieurs stations de métro y donnaient accès, Châtelet les Halles, Saint-Paul, Chemin-Vert, Rambuteau et le Pont Neuf était selon Mamounette, la plus pratique !
Vous l'aurez donc deviné, c'est à la Samaritaine que Je vous emmène aujourd'hui !
Samaritaine10
Avis
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Accessibilité
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A voir absolument
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Facteur culte
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Et je revois, non pas le pont Mirabeau, mais le plus vieux pont de Paris, qui nous offrait alors cette vue superbe sur un des plus vieux magasins parisiens, qui selon un très vieux slogan, très bien trouvé, nous confirmait chaque fois, qu'en effet, "on trouve de tout à la Samaritaine !
Du moins, pas à l'époque où je vous parle, puisque le magasin a fermé ses portes depuis plus 3 ans pour une remise à neuf complète et sur des thèmes orientés "cadre de vie", "maison" et "décoration", selon les informations lues dans la presse.
Immense bâtisse avec sa façade vitrée, et son architecture métallique peinte en blanc, elle semblait plus robuste que n'importe quel immeuble construit au début du siècle.
Une foule pressante s'agglutinait sur ses portes, tandis que des marchands ambulants, vendaient sur le trottoir, toutes sortes d'objets et que d'autres hurlaient les mérites du produit miracle qu'il vendait, assurant les badauds, béats devant tant de baratin, qu'il s'agissait de l'affaire du siècle, introuvable ailleurs.
Aucun doute, on était bien à la Samaritaine, son immense enseigne, juchée sur le toit, en témoignait même à plusieurs kilomètres à la ronde !
On se frayait un passage dans la foule et on entrait au paradis des bonnes affaires et de la robustesse, foi de Mamounette !
Les lourdes portes vitrées, poussées, nous étions immédiatement plongées dans une ambiance musicale ponctuée d'annonces publicitaires que les chefs de rayons passaient, d'une voix monocorde et à intervalles réguliers, telle des hôtesses de l'air, annonçant le prochain embarquement.
Un doux parfum flottait dans l'air, indéfinissable mélange de senteurs évaporées des rayons de parfumerie , installées au rez-de-chaussée, juste au bas d'un escalier très "art déco" pour employer l'expression adéquate, et qui menaient au étages supérieurs.
Le "comptoir" bijouterie était irrésistible, il faisait si bon ménage avec la parfumerie !
Mais Mamounette ne l'entendait pas de la même manière, elle était montée à Paris, comme elle disait, pour le rayon bricolage dans lequel elle comptait bien trouver la charnière qui lui manquait pour réparer ce placard déjà ancien. Ou bien encore, chercher le tissu qui s'harmoniserait le mieux avec le papier peint de ma chambre pour confectionner le dessus de lit pour lequel elle venait d'acheter le patron.
On allait et venait, sur ce parquet en bois qui grinçait, on descendait, on montait, admirant au passage, les autres vitrines vues d'en haut, c'était assez impressionnant.
Je me sentais parfois perdue, passant d'un magasin à un autre par les passerelles entièrement fermées et vitrées qui enjambaient une impasse.
Mais elle continuait de fouiller pour dénicher ce que l'on était venue chercher, comparait les prix et râlait parfois que c'était trop cher ou que le choix serait peut-être meilleur au printemps ou au BHV.
Je savais alors, que d'autres aventures m'attendaient, mais je n'étais pas inquiète, elle se retrouvait toujours dans ce dédale de rayons tous aussi variés les uns que les autres.
Regret du temps qui passe, regret d'une époque ou tout simplement de voir disparaitre un "must" du commerce, je ne sais pas, la vie est ainsi, il faut s'en convaincre.
Les choses, les gens évoluent et c'est dans la logique, mais petite nostalgie devant de si doux souvenirs et amertume de voir s'envoler par ailleurs, des valeurs auxquelles on tenait tant !