Avis détaillé de vaba
vaba
Ile d'Olonne, France98%
Vieille de cent millions d’années, la falaise calcaire du Blanc-Nez culmine à 132 m.
Le vert cru des prairies, le rouge vif des coquelicots qui baignent sous le vent du nord, le jaune acide des champs de colza viennent en lécher les crêtes, s’opposent à la craie fraîchement mise au jour.
Le Blanc-Nez bat en retraite chaque année. Depuis l’époque gallo-romaine, son recul est estimé à plus d’un kilomètre.
Cap Blanc Nez10
Avis
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Accessibilité
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A voir absolument
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Rapport qualité/prix
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Lieu de détente
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Singularité
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Dévorée par la mer, la falaise est rongée de l’intérieur comme le montrent les petites cascades qui sourdent entre les couches de craie, perméables et les couches de craie marneuse, imperméables.
Au pied des falaises, il suffit de fouiller à la main sans toucher aux parois de ces lieux, des pierres fossilisées tombées de la falaise cache des empreintes d’ammonite du crétacé ou en pyrite datant il y a cela de plusieurs millions d’années, j’ai souvent fréquenté ces lieux lors d’excursions scientifiques avec le collège ou en famille.
Et si on montait sur ce cap blanc-nez, chaussures de randonnées, vêtements chauds, la vue est magnifique, sauvage et iodée, une promenade assez sportive car le chemin de randonnée prend de la hauteur avec une vue entre les champs et la mer.
Ici, les éboulements sont fréquents, il est donc prudent d’éviter les crêtes et le pied de la falaise auquel mène le cran d’Escalles.
Les oiseaux nichent sur la paroi verticale de ce site qui est un lieu de migration, pensez à apporter des jumelles afin d’observer le faucon crécerelle, le choucas, le pétrel fulmar ou le goéland argenté.
Et peut être par beau temps, la côte anglaise distante d’une trente de kilomètres paraît si proche, son voisin distant de 5 kilomètres et petit de taille de 50 m de haut : le Cap Gris-Nez, cet endroit est appelé la terre des deux caps.
La côte d’opale est si belle à cet endroit, la mer à des reflets verts, bleus ou gris. Une très jolie vision !
Un obélisque a été érigé sur la pelouse calcaire du cap. Le monument rappelle la collaboration des marines française et britannique durant la seconde guerre mondiale.
Trois itinéraires pédestres démarrent du parking aménagé à proximité. Le GR du littoral rejoint le cran d’Escalles, vers le sud, le sentier des Noires Mottes part à l’assaut du Mont d’Hubert, tandis que la boucle du Blanc-Nez parcourt l’ensemble du site.
Le mont d’Hubert affiche à moins d’un kilomètre du cap, une altitude de 151 m.
Les cratères que l’ont distingue à flanc de collines sont autant de vestiges de bombardements de la dernière guerre mondiale. Les obus ont laissé des cicatrices, des cratères de bombes, c’est très impressionnant de voir ces nombreux trous végétaux.
Un restaurant panoramique a été construit au sommet du mont d’Hubert. Son sous-sol abrite le musée du Transmanche où sont détaillées par le menu les nombreuses tentatives de traversée du détroit.
De l’Anglais Webb qui fut le premier à franchir le Channel à la nage en 1875, Louis Blériot entra dans l’histoire le 25 juillet 1909, en traversant la Manche avec son avion à l’ouverture de l’Eurotunnel en 1994, il y a qu’un cap sur le Cap Blanc-Nez