Hermanni(33)
Marseille, France
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En quittant la ville de Québec pour se rendre à l’île d’Orléans ou pour longer le Saint-Laurent en remontrant la côte Beaupré (rive gauche) vers Charlevoix, on est saisi par un paysage naturel magnifique qui se déroule tout au bord de l’autoroute coincé entre le fleuve et la colline.
Il s’agit d’une immense chute naturelle, fumante et écumante, qui dévale la falaise pour se jeter dans le fleuve.
Pour y accéder par l’autoroute 440 Est, on prend la sortie île d’Orléans et c’est tout de suite à gauche. Il faut faire attention car, en cas d’erreur, on se retrouve sur le pont pour aller sur l’île ! Et là, on ne peut pas faire demi-tour tout de suite !
Un vaste parking est aménagé mais, mauvaise nouvelle, il est payant ! Donc pour les personnes disposant d’un petit budget et qui souhaitent se rendre au sommet de la chute, il faudra peut-être faire l’impasse sur le téléphérique qui vous épargne les 487 marches pour arriver en haut ! Après ça, on doit avoir des fessiers en bétons !
Sur le parking, la boutique du téléphérique permet d’admirer quelques belles vues de la chute en 3D. Toutes ne valent pas d’y jeter un œil mais certaines permettent d’avoir une idée de l’aspect de la chute en hiver. Il semble qu’elle soit encore plus magnifique en cette saison car elle gèle ! Une étincelante cascade de glace se forme alors qu’on peut apparemment escalader.
Pour accéder au plus près de la chute, il faut franchir un pont et surtout une voie ferrée. Attention, elle est à peine protégée mais heureusement la vue y est dégagée (il faut être vigilant si on est accompagné d’enfants).
Arriver à proximité de la chute est impressionnant, en effet la rivière Montmorency (chez nous elle passerait presque dans la catégorie fleuve !) fait un saut de 83 m (soit 30 de plus que les chutes du Niagara !). A son pied, elle provoque un véritable vent chargé d’embruns d’eau douce par la seule force de ses eaux venant frapper le sol.
Cette visite est l’occasion de belles photographies surtout si on emprunte les marches conduisant au sommet où le manoir Montmorency propose un petit musée de l’histoire du site et un café-restaurant.
Nous n’avons pas eu le courage de les monter toutes et, vu mon vertige chronique, il n’est pas question pour moi d’aller me promener via le téléphérique sur le pont qui surplombe la chute. La vue est saisissante et imprenable sur le Saint-Laurent et sur l’île d’Orléans mais mon oreille interne n’y aurait sûrement pas résisté !
Pour avoir quelques sensations fortes qui ne relèvent pas de l’altitude et qui nous fassent toucher du doigt la force de la nature, nous nous sommet aventurés au plus près de la chute, sur la plate-forme prévue à cet effet.
Le vent de la cascade y souffle en tempête et la chute soulève tellement d’embruns qu’on se retrouve sous une pluie horizontale. C’est tellement fort qu’il est difficile d’avancer ! Impossible également d’ouvrir les yeux ! Quand on arrive enfin au but, qui l’on conquiert de haute lutte, nous sommes trempés !
Le retour est bien plus facile : le vent nous pousse, on peut le faire en courant pour échapper à la pluie horizontale. Ce qui fait qu’en sortant du brouillard, nous sommes trempés côté face, littéralement dégouttants d’eau comme si nous avions pris un bain dans la rivière Montmorency. Par contre nous ne sommes qui relativement peu humides côté pile !
Heureusement qu’il fait beau et que les vêtements de rechange sont dans la voiture qui attend sagement sur le parking !
Je ne croyais pas que cette chute Montmorency puisse être aussi violente. Difficile d’imaginer que l’hiver, le froid arrive à l’apaiser et à l’endormir totalement pour la faire prendre en glace !
On a ici une petite idée de la force de la nature et de la puissance que peut générer l’eau en mouvement. Remarquable. En plus, je garde avec moi la sensation de m’être baignée dans une rivière impétueuse, ce qui est en réalité presque impossible du fait de la température de l’eau.
Enfin, en quittant le parking, ne manquez pas une petite cascade, bien moins imposante que la chute Montmorency, mais tellement plus romantique. D’ailleurs elle se nomme le voile de la mariée, et c’est vrai qu’à bien y regarder, on jurerait un voile doucement soulevé par une gentille brise.
La nuit, la chute Montmorency est éclairée et elle est semble entièrement blanche comme l’albâtre. C’est magique à voir en pensant tout simplement sur l’autoroute ou, encore mieux, en empruntant le pont au retour d’un dîner sur l’île d’Orléans. Dans cette seconde configuration, la chute se découpe comme par enchantement dans la nuit noire sur le côté droit presque en face du pont et de l’autre côté on aperçoit au loin les lumières de la ville de Québec.
Je conseille donc vivement cette visite qui permet de faire un break (pardon : une pose, les québécois bannissant méthodiquement tout terme anglais de leur vocabulaire) sur la route vers Charlevoix. D’autant que même si on prend le téléphérique, la visite reste relativement rapide et peut être facilement couplée avec d’autres activités dans la journée, comme la visite de l’île d’Orléans par exemple, ou avec des kilomètres à parcourir pour gagner la région de Charlevoix.
(Cet avis est aussi publié sur ciao sous le même pseudo)
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Accessibilité
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A voir absolument
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Rapport qualité/prix
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Lieu de détente
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Singularité